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Mesrine, l’instinct de mort

mercredi 5 novembre 2008, par Olivier Bruaux, Thibault Lebert


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affiche Mesrine, l'instinct de mort poster vincent casselDe Jean-Francois Richet
- avec : Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu...
- Genre : Policier, Biopic | Durée : 113 min.

Synopsis

Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d’un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine.

Le saviez-vous ?

Olivier bruaux redacteur en chef www.cinephoto.fr www.ilovecinema.fr

- Jacques Mesrine est mort le 2 novembre 1979, abattu par la police à Paris, Porte de Clignancourt. Pour l’opinion publique, il a été sacrifié sur l’autel de la justice. (Pour aller plus loin...)

- Mesrine se prononce /merine/ sans le "s".

- Marion Cotillard, en pleine gloire pour La môme, dut renoncer au film et fut remplacée (efficacement) par Cécile de France.

L’avis critique de Thibault

Thibault Lebert

Voila enfin qu’arrive l’événement le plus attendu du cinéma français de cette année. L’Instinct de mort traite avec lucidité la figure de Jacques Mesrine. Le célèbre bandit continue de fasciner.

Initialement, Barbet Schroeder devait prendre les commandes du projet avec Benoît Magimel dans le rôle titre. Vincent Cassel avait déjà refusé de jouer Mesrine tourné par Barbet Schroeder parce que celui-ci voulait le faire passer pour un héros. Finalement, après quelques désaccords, Thomas Langmann confie son film à Jean-Francois Richet qui nous livre un diptyque. Ici, la force du tandem Cassel/Richet est d’avoir réussi à montrer Mesrine sous son vrai visage.

Dès le début, le retour d’Algérie où il s’était engagé, Mesrine est fasciné par Pigalle, les bars louches, les poules, le jeu. Un travail honnête ? Des braquages, de plus en plus violents. Face à une brute sadique qui massacre les gens qui ont eu le malheur de lui déplaire, il sème derrière lui plus de cadavres que le petit Poucet de cailloux. Il était passionné dans ses rapports avec les femmes mais aussi assoiffé d’argent et de reconnaissance. Très intimiste, L’Instinct de Mort nous fait découvrir le personnage, sa famille, et son incursion dans le milieu.

La force du film est sa réalisation et son montage extrêmement précis, qui confère aux scènes d’action une puissance inédite et une belle profondeur aux scènes intimistes. L’expérience acquise par Jean-François Richet aux USA donne un réel souffle épique à ce vrai film de genre. Le film est particulièrement réaliste et âpre et les atmosphères de l’époque sont bien rendues. La réalisation est très sophistiquée, d’une maîtrise indéniable, qui allie classicisme et inventivité. Le split screen [1] du début a l’effet escompté et le montage donne au film un côté nerveux qui, peu à peu, fait croître la tension.

Pour Vincent Cassel, c’est un rôle charnière : après s’être cantonné à des personnages haineux et revanchard, il incarne une personnalité forte et pour le moins fascinante. L’acteur est littéralement habité par le rôle, il est Mesrine. Il parvient à restituer la violence du personnage tout en sachant jouer sur la séduction. Impressionnant de puissance et de charme, son jeu tout en finesse passe du romantisme extrême a une violence animale.

Cécile De France est quant à elle aussi ravissante que méconnaissable, où elle incarne Jeanne Schneider, la complice et la maitresse psychotique de Mesrine. Elle casse son image habituelle et offre une fois de plus une composition étonnante. Elle est vraiment convaincante même si le rôle n’a pas trop important. Ludivine Sagnier, aussi peu apparaisse-t-elle, est géniale. Gérard Depardieu, en boss naviguant entre mafia et OAS est grandiose même si Alain Delon, initialement prévu, aurait été un meilleur choix pour le role de Guido. C’est son rôle le plus juste depuis fort longtemps. Myriam Boyer et Michel Duchaussoy, dans les modestes rôles des parents, petits bourgeois étriqués dépassés par ce qui leur arrive mais fidèles à leur fils, sont parfaits.

Mesrine est un spectacle de grande haleine. Une Odyssée crépusculaire d’adrénaline, de sang et de larmes... La suite est attendue avec impatience car il est évident qu’il ne s’agit pas de deux films mais d’un seul et que la fin de cette première partie est trop abrupte.

Fiche technique

Genre : Policier, Biopic

Nationalité : Française, Canadienne et Italienne

Réalisation : Jean-Francois Richet

Casting : Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche, Roy Dupuis, Elena Anaya, Michel Duchaussoy, Myriam Boyer, Florence Thomassin, Abdelhafid Metalsi, Gilbert Sicotte, Deano Clavet, Ludivine Sagnier, Mustapha Abourachid, Sophiane Benrezzak, Farid Fedjer, Gil Geisweiller, Leïla Bekhti, Dorothée Brière, Michelle Brûlé, Yves-Marc Gilbert, Ibars Valverde, Merce Llorens, Sabri Lahmer, Manuela Gourary, Affif Ben Badra, Frankie Pain, Emmanuelle Carlier, François Hautesserre, Jean-Claude Leguay, Louison Blivet, Guilhem Pellegrin, Caroline Ferrus, Arnaud Henriet, Angelo Aybar, Jeff Boudreault, Benoît Theberge, Sylvain Savard, Dominique Loiseau, Bill Anderson, Christian Bordeleau, Christine Bellier, Benoît Lavoisier, Guy Thauvette, Jean-Loup Yale, Christine Beaulieu, Luc-Martial Dagenais, Danielle Lépine, Monique Gosselin, Laurent Imbault et Paul Stewart (IV)

Compositeurs de la musique originale du film : MARCO BELTRAMI, MARCUS TRUMPP

Année de production : 2008

Date de sortie : 22 octobre 2008

N° de visa : 116593

Site web officiel : ici

Notes

[1] Split screen : "écran divisé" en plusieurs actions

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